Pump Up the Volume : la voix dans la nuit

Je parlais l’autre jour de ce qu’est devenu Internet, de la manière dont la cour de récré s’est muée en foire d’empoigne… et tout ça m’a renvoyé à Pump Up the Volume d’Allan Moyle.

Si vous n’avez pas encore vu ce film, il n’est pas trop tard pour l’apprécier, mais c’est probablement cuit pour le prendre en pleine gueule. J’ai eu du bol, parce que Pump Up the Volume est arrivé dans ma vie au bon moment. À sa sortie française, en décembre 90, j’avais tout juste quatorze ans. C’est sans doute le meilleur âge pour le voir.

Fun fact : en France, le film avait été hypé sur Fun Radio. Pendant une semaine ou deux, les programmes étaient régulièrement interrompus par un « pirate » du nom d’Harry la Trique… jusqu’à ce qu’on nous dise que c’était juste une promo pour un film. En tout cas, ça a suffi pour me propulser vers une salle de ciné. J’en suis sorti transformé. Des graffitis sur tables au collège (la principale me cherche encore !) aux fanzines à la fac, des performances poétiques aux blogs… tout ce que j’ai fait depuis s’est trouvé éclairé, d’une manière ou d’une autre, par Pump Up the Volume. Et c’est pas juste moi : j’ai une amie dont le style vestimentaire, à 48 ans, reste calqué sur celui du personnage incarné par Samantha Mathis.

Samantha Mathis est Nora Diniro, la manic pixie dream girl de « Pump Up the Volume ».

Mais pourquoi tant de hype ?

Pump Up the Volume, c’est l’histoire d’un lycéen qui lance une radio pirate. Chaque soir, seul dans sa chambre, Mark Hunter (Christian Slater) se livre à des monologues fougueux sous le pseudonyme d’Harry la Trique (Hard Harry en V.O.). En seulement quelques scènes, grâce à une écriture et un montage parfaitement maîtrisés, Allan Moyle campe une galerie de personnages attachants et crédibles dont la vie est affectée, d’une manière ou d’une autre, par l’émission — y compris une prof d’anglais cool, qui a sans doute inspiré celle qu’interprète Drew Barrimore dans Donnie Darko.

Mark dit tout haut ce que ses pairs pensent tout bas, et ça leur plaît. Inévitablement, il finit par heurter la sensibilité des figures d’autorité qui régulent son monde : la direction du lycée, les parents d’élèves, les médias locaux, jusqu’à la Commission fédérale des communications (FCC). Et oui : il rencontre une manic pixie dream girl en chemin — on reste à Hollywood ! Pour Mark, « la vérité est un virus », mais c’est sa voix qui se propage de cerveau en cerveau, jusqu’à semer les graines de la révolte chez ses camarades.

Mais quelle révolte, au juste ? Mark et ses pairs sont des gamins plutôt privilégiés, dans une banlieue confortable en Arizona. Pourtant, l’Amérique leur semble agonisante, pourrie, vendue… et indifférente à leur vie intérieure. Harcèlement, pression institutionnelle, violences parentales, homophobie, viol, grossesse précoce, isolement, mépris de classe… Sans pathos, le film inventorie les maux qui frappent l’adolescence. Mais ce que dénonce Mark, au fond, c’est l’échec des idéaux civil rights et hippies des années 60-75. Pour lui, toutes les belles choses ont déjà été faites, les grandes idées usées jusqu’à la moelle ou transformées « en parcs d’attractions ». Et comme en écho, sa mère dit à son père : « Tu voulais te battre contre le système, puis tu es devenu le système. »

La jeunesse des années 80 rejetait la période psychédélique comme une imposture : malgré les promesses du Summer of Love, le monde ne s’était pas mué en utopie et les baby-boomers étaient rentrés dans le rang. Allan Moyle ne pouvait pas le savoir, mais la tendance était sur le point de s’inverser : les ados des années 90 voueront un culte à la période hippie. Nostalgiques d’un âge d’or fantasmé qu’ils n’ont pas connus, ils renoueront avec ses utopies — mais sans plus trop songer à les mettre en pratique. De ce point de vue, le film se situe à la croisée des générations X et Y. Mark incarne cette dichotomie : s’il crache sur les 60’s, il trahit çà et là (notamment dans son speech final) sa tendresse pour leurs idéaux.

1990, c’est aussi l’année de Slacker de Richard Linklater, un autre film emblématique de la génération X, qui célèbre l’art de ne se consacrer qu’à ce qui nous passionne. Un an plus tôt, Le cercle des poètes disparus tenait un discours similaire. On peut confronter ces longs-métrages à ceux qui clôtureront la décennie : 35 heures, c’est déjà trop (l’effroyable titre français d’Office Space), Fight Club, American Beauty, même Matrix… Tous sortis en 1999, ces films dénoncent, chacun à sa façon, la vacuité d’un monde de bullshit jobs et de drone workers. Sans parler de Trainspotting, en 1996, et de son fameux monologue « Choose life ». On avait renoncé à la révolution, mais la révolte était encore dans l’air du temps.

Le monologue « Choose life » de « Trainspotting ».

La colère de Mark est un peu floue. Il n’a pas toujours les mots pour la préciser — Moyle, âgé de 43 ans à l’époque, excelle à formuler les hésitations d’un intellect émergent. Une colère qui se cherche, donc, mais pas sans fondements. Si ce film m’a autant parlé gamin, c’est parce que je savais déjà que le bullshit règne sur la planète. J’étais consterné par la violence des enfants, la vie monotone des adultes, la vanité des conventions sociales, la toxicité des familles, l’absurdité d’un système où des gens qui se plaignent sans cesse de leurs jobs nous enjoignent de « bien travailler à l’école » pour avoir, à notre tour, un bon gros job de merde. Et j’étais furieux d’avoir été jeté en pâture à un monde essentiellement cruel. Et je n’étais pas le seul.

Ah, et puis il faut quand même que je vous parle de la musique ! La B.O. du film est d’autant plus culte qu’elle était légèrement en amont du zeitgeist. Un an avant l’explosion du grunge, l’album compilait la crème du rock alternatif (Pixies, Sonic Youth, Soundgarden, Henry Rollins, Cowboy Junkies, Bad Brains, Concrete Blonde…), avec une touche de rap pour faire bonne mesure. Comme toujours, le film comporte des titres exclus du disque, parmi lesquels deux classiques de Leonard Cohen (dont Everybody Knows, qui sert d’hymne au récit) et quelques outrances de Beastie Boys, Ice-T et Was (Not Was). Pour l’ado que j’étais comme pour ceux du film, cette selecta était une bouffée d’air frais (vous pouvez tout écouter ici).

Avez-vous déjà vu ce CD ?

Un film impossible en 2026

Aujourd’hui, ce qui est fascinant dans Pump Up the Volume n’est pas tant le discours de Mark que la manière dont il est véhiculé : c’est un récit impossible à l’ère numérique. On s’est tous dit, devant une scène d’un vieux film, « ah… si seulement ils avaient eu un téléphone portable », mais là, l’intrigue tout entière dépend des limites technologiques de l’époque.

Reprenons depuis le début : après un déménagement subi, Mark reçoit un émetteur radio de ses parents afin de communiquer avec ses « amis de la côte est » ! À l’heure de WhatsApp, cette prémisse n’a déjà plus aucun sens.

Ensuite, Mark s’exprime dans le vide sur une fréquence FM, sans vraiment s’attendre à ce qu’on l’écoute. Pourquoi ? Parce que c’est le seul canal qui s’offre à lui.

Rapidement, il trouve son public et filtre sa voix (à l’aide d’un harmoniseur !). Ses émissions sont enregistrées (puis revendues par des dealers de cassettes au lycée !). Il propose aux auditeurs de lui écrire (à une boîte postale louée sous pseudonyme !) et d’appeler quiconque lui laisse son numéro (d’une ligne sans fil piratée chez des voisins !).

Un buzz, un suicide et une magic pixie dream girl plus tard, c’est la chasse aux sorcières :  la FCC traque la boîte postale, la ligne téléphonique, puis le signal FM avec des grosses antennes sur des camions et tout ça… Mark risque gros…

Si on avait dû refaire Pump Up the Volume dix ans plus tard, en 2000, Mark aurait sans doute tenu un blog (et, déjà, on avait un problème). Aujourd’hui, il lancerait un podcast. On lui écrirait par email. Il rappellerait à l’aide d’une messagerie cryptée.

Il ne ferait rien d’illicite : ça lui éviterait pas mal de déboires avec les autorités, mais le film perdrait beaucoup en suspense !

Mais le vrai problème, c’est que personne n’en aurait rien à foutre. En 1990, la voix de Mark se distingue sur les ondes. Sa radicalité détonne. Son anonymat intrigue. Son illégalité fascine. Aujourd’hui, elle se perdrait dans une masse de contenus de toutes sortes — presque tous licites, pour la plupart anonymes, parfois bien plus transgressifs.

En 1990, les lycéens passent leurs soirées seuls dans leur chambre, rivés à un radiocassette. Les plus chanceux ont une télé (mais peu de chaînes). Aujourd’hui, ils ont le monde à portée de clic (ou de pouce). La playlist de Mark n’en mènerait pas large face aux algos de Spotify. Son message protestataire n’émouvrait pas grand monde : les ados ont 50 plateformes pour déverser leurs frustrations à l’envi. Nul n’écouterait Mark. Nul ne lui écrirait. Nul ne dépendrait de ses appels pour vider son sac en public. Nul ne chercherait à l’arrêter. Aucune manic pixie dream girl n’apparaîtrait.

Et du coup, on n’a plus de film…

La platine d’Harry la Trique lance « Everybody Knows » de Leonard Cohen…

Œuvre d’une autre époque, Pump Up the Volume préfigure un idéal du Net sur le point d’émerger (le World Wide Web sera créé un an plus tard). Ce qu’Allan Moyle célèbre, c’est l’apparition d’une voix singulière, l’audace de celui qui la porte et l’impact qu’elle a sur son environnement. Une voix qui inspire d’autres « pirates » à la fin du film. Mark nous invite à nous « emparer des ondes », mais, en fait, c’est la Toile qu’on était sur le point d’investir. Une Toile qu’on vivait comme pleine de promesses, propice à la connaissance et aux idées folles. Une Toile fun. En tout cas, pas le merdier numérique de 2026.

(De manière amusante, parce que ça préfigure les lanceurs d’alertes et autres leaks, il y a aussi une sous-intrigue liée à des malversations de la principale du lycée, que Mark expose grâce à des documents volés.)

Alors voilà. Une conclusion envisageable, c’est qu’il est vertigineux qu’un long-métrage de 1990 — ce n’est pourtant pas si vieux — raconte une histoire déjà impitchable, impensable, impossible. Intransposable, même : on ne peut pas faire un remake contemporain de Pump Up the Volume. Une suite, peut-être ? Slater et Moyle ont tous deux évoqué cette idée… et confessé ne pas trop savoir quoi en faire. Comme eux, je me suis souvent demandé ce qui arrive à Mark après le film. Fait-il des études ? Devient-il écrivain, journaliste, animateur radio, activiste ? Rentre-t-il dans le rang comme ses parents ? On ne le saura jamais. Je ne sais même pas si Pump Up the Volume plaît aux gamins d’aujourd’hui. Leurs problèmes n’ont pas dû tant changer que ça, mais comment s’émerveiller quand le héros se contente, finalement, de faire ce qu’on peut tous faire en quelques clics ? La verve de Mark est-elle, à elle seule, encore convaincante ? Je l’espère.

Au fond, cette obsolescence non programmée ajoute une couche de charme à Pump Up the Volume. Film iconique d’une génération (même s’il a été un peu oublié depuis), c’est une œuvre qui défend non seulement la liberté, mais la qualité et, surtout, la singularité d’expression. Le récit est « dépassé », mais, paradoxalement, son message est plus précieux qu’il ne l’était alors. Il nous invite à nous souvenir d’une époque où la parole était rare, donc impactante. Où il fallait se donner les moyens d’ouvrir sa gueule et, de préférence, le faire pour quelque chose. Il nous rappelle que les mots ont parfois des conséquences. Il nous invite à nous souvenir de l’Internet dont on rêvait il y a encore vingt ans. Sois une voix, ou tais-toi.

Et puis c’est juste un bon film, en vrai.

Hello again

Pourquoi je suis là ? La question mérite d’être posée parce que… Pour ceux qui veulent la réponse courte, c’est juste parce que Philémon, le créateur du blog, m’a proposé d’y contribuer. C’est tout. Merci. Bonne journée.

Sinon, au départ, je ne savais pas trop si j’avais envie de faire ça. Ou plutôt, pourquoi le faire. J’ai désinvesti la Toile il y a quelques années pour plusieurs raisons, mais la principale est que je ne voulais plus ajouter du bruit au bruit. Parce que le Web d’aujourd’hui n’est plus celui de 2004, ni même de 2014. Parce que le Web que j’ai investi au début était un espace de liberté que chacun pouvait s’approprier, mais qui était, en pratique, un terrain de jeu pour les geeks, les créatifs et quelques hurluberlus. Je me souviens de MySpace à la fin des années 2000 : une grosse machine à fric déjà, peut-être, certes… mais l’ambiance était bon enfant. Ceux qui n’avaient rien à dire ni à montrer se tenaient à l’écart, ou se contentaient de venir en spectateurs. La politique était quasi absente des débats. Chacun goûtait la joie d’être une star dans sa salle de bain en compagnie d’autres stars, toutes en peignoir. On vibrait sans piles. On brillait dans le noir. Ce qui comptait, c’était le jeu, l’être et le faire, pas l’opinion.

Flash forward au début des années 2020. Les réseaux sociaux sont une foire d’empoigne, une arène où chacun est en train de hurler, s’indigner et vomir ses opinions sur un monde qui, en toute objectivité, n’en veut pas et n’en a pas besoin. L’idée selon laquelle tout le monde a quelque chose à dire est absurde. La plupart des gens n’ont rien à dire. Ils ont juste à vivre — et encore. Mais on leur a fourré dans la tête que leurs opinions méritaient d’être entendues, diffusées, commentées. Que les propos qui s’échangeaient au comptoir du PMU méritaient, désormais, de faire la une du Monde. Les débats se sont politisés, radicalisés, conspiracisés. Les trolls d’hier sont les gourous d’aujourd’hui. Et ne nous y trompons pas : rien de tout ça ne s’est fait au nom de la liberté d’expression. Tout ça s’est fait pour générer du clic et enrichir quelques milliardaires californiens. Les réseaux sociaux, c’est la télé-réalité à l’échelle planétaire : plus t’es bête et méchant, plus t’es rentable.

Je n’avais pas envie de faire partie de ça. En outre, je ne sais même pas si j’ai des choses si intéressantes à dire. Avouons-le, j’ai parfois commis de la bonne poésie, voire de la bonne prose, mais d’ici à croire que mes pensées fugaces méritent d’être diffusées comme ça — en masse, dans la masse et contre la masse ? Je ne sais pas. Pas comme ça. Ça ne m’a pas semblé assez important, assez pertinent pour continuer de prendre part à cette mascarade. On m’a parfois opposé qu’en général, j’émettais davantage de signal que de bruit. C’est gentil. Merci. Mais ça ne change rien. Il m’a paru qu’à l’heure où tout le monde est en train de hurler, le plus sage est de se taire.

Il y avait ça et d’autres choses, et c’est là qu’on touche à ce que m’a dit Philémon. Bon, déjà, il m’a dit qu’on n’était « pas encore morts ». L’argument est valide, quoique. J’en parlerai une autre fois, mais avoir passé 40 ans me donne souvent l’impression d’être déjà une petite mort. Mais OK, soit.

Puis, il y a toute cette technologie qui nous a tant donné, puis tant repris. Dès le début des années 2010, les algorithmes ont foutu la merde. Je me souviens d’un temps où l’on voyait tout ce que nos contacts postaient sur les réseaux. Tout et dans l’ordre, au fur et à mesure. Ensuite, la Silicon Valley a décidé que ça n’était pas bien. Que puisqu’il fallait payer des pubs pour être visible, les propositions artistiques seraient soit sponsorisées, soit dépriorisées. Que puisqu’il fallait maximiser l’engagement (un mot poli pour « addiction ») des utilisateurs, on verrait toujours les mêmes trucs des mêmes gens en priorité : ceux que l’algo croit qu’on aime — des chatons, des bébés, des photos de vacances à la con… Et, surtout, des messages polémiques. Du genre qu’on ne peut s’empêcher de commenter. Du genre qui nous divisent parce qu’on n’est pas d’accord. Les réseaux sociaux, c’est pas une terrasse de café où on s’engueule avant de trinquer à nos désaccords. On s’engueule et on repart fâchés, c’est tout. À force d’algorithmes, les artistes et les créatifs sont invisibilisés. Les radicaux, les propagandistes et les marchands de vide, au contraire, sont sous le feu des projecteurs. Ça aussi, ça m’a soûlé. Et puis voilà qu’Internet est mort, ou en passe de le devenir.

C’est ça que m’a rappelé Philémon : aujourd’hui, on estime que 30 à 60 % des contenus textuels postés en ligne sont générés par des IA. Ça ne fera qu’augmenter. C’est vrai aussi pour la musique (20 à 25 % des titres uploadés sur les sites de streaming sont des deepfakes) et pour tout le reste. Ce n’est pas que je sois contre l’IA — j’en reparlerai sans doute, c’est un sujet qui me fascine. Mais quand même, si on ajoute le bruit des IA au tri des algorithmes, le résultat est que, chaque jour, la Toile nous échappe un peu plus. Alors, peut-être, m’a dit Philémon, peut-être que remettre un peu d’humain dans le game, ce n’est pas si con à ce stade. Un peu désespéré, peut-être, mais pas si con.

Et puis il y a autre chose : à force de ne plus écrire (ou, du moins, de ne plus écrire que sur commande et pour de l’argent), je trouve l’existence un peu ennuyeuse. Ma pratique, c’était ma façon de faire de la magie. La vie, sans ça, est assez monotone.

Maybe… or maybe it is?
(Images : « Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot » — Gus Van Sant, 2018. )

Mais je ne savais pas trop par quel bout commencer pour m’y remettre. Alors, après tout, pourquoi pas par-là ? Ce qui m’a plu, c’est l’idée que probablement, puisque ce site ne fera l’objet d’aucune promotion, personne ne lira ce que j’y publierai. Et que même si quelqu’un arrive là par hasard, personne ne saura qui je suis. Je commencerai par des billets d’humeur tels que celui-ci jusqu’à laisser, je l’espère, un peu de poésie et de littérature s’engouffrer dans la brèche. La question demeure de savoir si je produirai du signal ou du bruit. Vous en jugerez. Ou plutôt non, puisque vous ne lirez pas ces lignes.

Peut-être, un jour, je réinvestirai ma Toile, mon nom, mes réseaux sociaux, mon site et mon blog. Peut-être. En attendant, l’idée d’écrire tout ce qui me passe par la tête sur un blog que personne ne lit me séduit beaucoup. C’est, au fond, une manière assumée de crier dans le vide. Et c’est mieux que de crier dans un trop plein.

Alors voilà.