23-24 octobre 2026
Nouveau pays, nouvelle résolution ! Nous allons faire des courses au Bazaar d’Och pour nous faire à manger. Ce n’est pas que l’on commence à se lasser de manger au restaurant, mais la nourriture locale (kazakh et kirghiz, presque même combat) manque sérieusement de légumes… d’autant plus étonnant que les marchés en débordent !
Pour remplir cette mission course, nous mettons le cap vers le nord-ouest de la ville. Mais attendez ! Quelle peut bien être cette forme étrange sur la carte ?

Pas tout à fait sur notre chemin, tels des explorateurs, nous décidons de faire un détour mais le chemin n’est pas sans obstacles : entre les pots d’échappement et la poussière de la route qui s’élève au passage des nombreuses voitures, nous perdons quelques points de vie. Nous traversons également un passage à niveau à même les rails.
Le GPS nous indique que nous entrons dans ce quartier circulaire, mais la circularité ne se fait pas sentir en dehors de l’image sur la carte… Nous découvrons un quartier d’habitation qui n’a, somme toute, rien de spécial par rapport à d’autres (en tout cas c’est mon point de vue). Une alternance de maisons, souvent délabrées ou faites de bric et de broc, parfois immenses et plus modernes, se déroule devant nos yeux. Un peu déçue de la réalité, je crois que je m’étais imaginée bien trop de choses à partir de la forme sur la carte… j’écourte notre balade en visant le centre du cercle avant d’en ressortir.

Après quelques recherches a posteriori, ce quartier se nomme Rabochiy Gorodok, qui signifie « Ville des travailleurs ». Il a été établi en 1920, à partir de l’idée de Cités-jardins de l’urbaniste anglais E. Howard.
Capture d’écran prise à partir du plan de googlemaps
Nous retraversons la voie ferrée dans l’autre sens, après une tentative avortée pour changer de chemin, cette fois nous assistons au passage d’un train de marchandises en fer tout rouillé. Le passage piéton ré-ouvre au bout de quelques minutes, marqué par une sonnerie criarde : on dirait 3 sonnettes de vélo accrochées sur une planche en bois !
Après quelques minutes de marche, notamment le long d’une énorme usine (qui a l’air désaffectée mais qui reste surveillée par des militaires, étrange…), nous arrivons au Bazaar. Après un repérage timide, la folie d’achat compulsif s’empare de nous (enfin surtout de Philémon qui a toujours les yeux plus gros que le ventre) ! Nous collectons un butin autant intrigant qu’alléchant (car parfois nous ne savons pas précisément ce que nous achetons) : légumes, fruits (dont des mangoustans), pâtes fraîches, fruits secs, charcuterie de cheval, pain fourré à l’oignon et à l’aneth, salades en tout genre (carottes râpées avec des tripes, salade de betterave crue, salade de champignons), sauce tomate (fermentée et pimentée, mais ça on le découvrira plus tard)…


Les sacs chargés, nous retournons tranquillement à l’appartement (mangeant raisonnablement la moitié du pain sur le chemin). Quel plaisir de se remettre à faire la cuisine, de retrouver des gestes qui donnent la sensation d’être un peu plus comme à la maison… même si quelques ustensiles supplémentaires n’auraient pas été de trop.
Comme chez les meilleurs restos asiatiques de chez nous, je vous mets le menu du soir en photo :



Le lendemain, aussitôt partis, aussitôt arrêtés. Nous avons du retard dans nos publications, nous devons donc travailler. Nous nous posons dans un café au décor et au service très agréables, c’était sans compter la musique ! Au bout de 2h, Philémon commence à devenir rouge-tomate tellement les chanteurs pop cul-cul romantiques lui sortent par les trous de nez. Ayant fait le gros de nos missions, nous partons à la recherche d’un office du tourisme… impossible ! Pas simple de trouver des renseignements dans ce pays décidément, même internet nous apporte peu d’éclaircissements. Tant pis, nous irons directement nous renseigner à la gare routière demain, même si cela nous fait perdre un temps certain (ça nous apprendra à vouloir aller trop vite pour rejoindre notre hébergement).
Nous prenons le temps de nous promener dans le centre ville, à un rythme de croisière (certainement parce que c’est le notre) ! Bonheur de se sentir libre d’aller où bon nous semble, au grès des envies et des surprises… Nous découvrons donc la place Ala-too, baptisée ainsi en 1991 ; au revoir Lénine, qui s’est vu privé de la place et de sa statue, reléguée à l’arrière du musée historique d’Etat. A la place de l’ancienne statue de Lénine, se dresse aujourd’hui la statue de Manas, héros littéraire kirghiz, portant une symbolique forte quant à la lutte pour l’indépendance du peuple. A sa droite, un immense drapeau rouge, gardé celui-ci par deux hommes immobiles en costume.


Puis, guidés par des sons étranges (musique et voix dans un haut-parleur), nous tombons en pleine foire agricole : de nombreux stands se suivent, vendant des produits du même genre qu’au Bazaar (sauf pour les machines agricoles). La foule est telle que notre tour ne durera pas longtemps… Nous nous échappons dans le parc qui se situe juste derrière et qui abrite des écureuils gris clairs avec des oreilles rousses ! Trop mignons <3 !! Je suis comme une dingue 🙂 Nous restons un moment à les regarder manger (ils ne sont pas discrets, c’est comme ça que nous les avons repérés), descendre et monter de leurs perchoirs pour aller chercher leur nourriture tombée au sol. C’est l’occasion pour Philémon de tester ses compétences en photographe animalier ! Nouveau niveau débloqué !


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2 réponses sur “Bichkek, une respiration…”
Cool de te lire Abeona ,bonne route….
Merci à toi de nous lire, ça fait toujours plaisir de voir tes commentaires 🙂