Ou l’on explore le nord de la capitale puis le sud


Astana, 3 octobre 2026

« Caramba encore raté » se serait encore exclamé l’ignoble Rastapopoulos de Tintin, décidément nous avions du retard de sommeil. Du reste j’ai passé beaucoup trop de temps la veille à bosser sur ce blog ce qui fait que nous avons préféré finir la matinée à boire du café et à travailler sur la suite du voyage avant de nous balader.

Nous avons donc décidé de partir le 5 direction Karaganda, mais pour cela il a fallu trouver des moyens de transport et réfléchir surtout à la suite, franchement ce n’était pas si facile, nous avons eu quelques heures de boulot. Bref on vous en reparle très vite.

Aujourd’hui je viens de trouver le moyen de publier les traces de nos ballades enregistrées dans le téléphone avec OsmAnd~ ça vous donnera une idée de nos parcours. Je suis trooop content de pouvoir le faire, c’est con mais c’est un petit truc technique que tous les coureurs font. Mais moi, je voulais faire ça sans appli propriétaire, je pourrais le faire en direct, mais je préfère le faire en différé (c’est plus sûr). Voilà donc environ 19,4 kilomètres de marche (avec des petits arrêts à droite et à gauche pour boire un café, manger un bout etc.)…

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Bonne ballade, où nous avons découvert une partie moins moderne de la ville. Accessoirement nous nous sommes aussi fait refouler aux abords d’un bâtiment gouvernemental, où les services de sécurité semblaient postés un peu partout pour éviter aux badauds de s’approcher trop d’un bâtiment. Comme la veille on n’a pas insisté, évidemment. Mais on remarque tout de même que contrairement à la France où nos « forces de l’ordre » (euphémisme si commode pour masquer les régimes qui ont besoin du bâton pour se maintenir) sont armées jusqu’aux dents, ici ils sont beaucoup plus soft. Treillis gris, calmes, on suppose que c’est l’armée, pas la police, mais aucune arme n’est apparente contrairement à nos « vigipirates ». Ici, point n’est besoin de montrer ses gros organes, personne ne semble pour autant venir leur chercher des noises. De quoi donner du grain à moudre à nos politiciens qui ne jurent que par la sécurité tout en étant incapable de l’obtenir autrement que par une démonstration constante de force. Ici nul besoin de 20 camions de CRS, une dizaines d’hommes postés autour d’une place et la zone est sous contrôle. Qui l’eu cru…

Alors bien sûr il y a aussi quelques milices/polices de proximité qui patrouillent par ci par là mais eux n’ont qu’un tonfa apparent dépassant à peine de leurs vêtements.

Astana, 4 octobre 2026

Aujourd’hui nous sommes partis plus tôt, bilan 10km sans pause puis 15km avec 3 pauses, 2 cafés et un repas. Au total 25km, bilan : des pieds un peu en souffrance…

Sur le chemin nous avons été surpris de voir les investissements qui sont faits sur des équipements de sport en plein air. Ça piquerait un peu tous ceux qui vont à la salle en France pour un prix clairement prohibitif. Ici le « street workout » est fréquent, tout est disponible gratuitement, des barres de traction, au développé couché, en passant par des altères de toutes sortent et autres agrès. En bas de chaque immeuble, dans chaque parc… et il en est de même de tous les parcs pour enfants d’ailleurs.

On a même vu plusieurs endroits, où les parents amènent leurs enfants, les mettent dans des voitures radiocommandées louées comme on paie un manège, ce sont eux qui pilotent pendant que leurs enfants ont l’impression de conduire… En fait, ce sont les parents qui s’amusent !

A ce sujet, il semble que de nombreux mini parcs d’attraction plus ou moins actifs parsèment la ville. C’est un peu étrange à traverser, surtout après le coucher du soleil… bref on verrait bien pas mal de films d’horreur les utiliser comme décors 😉. Il en est de même de la ville d’ailleurs, qui abrite quand même une population assez faible relativement à ses proportions monumentales. On verrait bien ici quelques tournages de films d’apocalypses zombies, car à certaines heures c’est assez désert suivant les quartiers, et comme les bâtiments sont soit très singuliers, soit juste immenses, ça s’y prêterait bien.

Pour vous mettre cela en perspective, le Kazakhstan c’est environ 19 millions d’habitants pour une surface d’environ 4 fois la France c’est à dire, une densité de 109 hab au kilomètre carré pour la France contre 8 pour le Kazakhstan !

Astana est un des principaux centres urbains de la campagne des terres vierges de l’URSS, une initiative lancée par Nikita Khrouchtchev en 1954. Il s’agissait de rendre agricoles les immenses terres du Kazakhstan, les dirigeants de l’époque désapprouvent sur la forme, mais malgré ça, Khrouchtchev lancera tout de même les opérations, allant vers un échec retentissant. Le nom de la ville du temps de l’URSS vient de là : Tselinograd (du russe, целина (tselina) = terres vierges et град (grad) = ville), elle a pris ensuite le nom d’Akmola, puis d’Astana en 1998, lorsqu’elle est devenue capitale. De 2019 à 2022, Elle a pris brièvement le nom Nour-Sultan de son ancien président Noursoultan Nazarbaïev avant que son nom soit rétabli suite à la révolte de 2022.

Une partie de la ville d’origine soviétique reste au nord de la rivière le reste a été construit de manière forcenée après 98. Cette ville est une énorme claque visuelle, c’est immense et même si certaines rues témoignent d’une intense circulation, on sent clairement que c’est faiblement peuplé, probablement parce que les Kazakhs ne peuvent pas y vivre pour des raisons de niveau de vie ?

Lors de notre ballade nous sommes passés près de la pyramide de la paix et de la réconciliation. Une construction monumentale dans l’axe du palais présidentiel au delà de la rivière. Apparemment destinée à accueillir le Congrès triennal des chefs de file des religions du monde, une belle idée ! Le lieu accueille aussi d’autres événements notamment culturels.

C’est d’ailleurs l’occasion de dire que l’on ne sent pas tellement la présence des religions dans l’espace public. De nombreuses mosquées colossales, rendent l’Islam, première religion du pays, bien présent dans la structure même de la ville. Les églises orthodoxes et les mosquées semblent fréquentées, mais les cultes semblent circonscrire leurs activités à ces lieux et sont peu visibles dans la ville sauf à proximité des lieux de culte. Bref la religion se vit mais ne se revendique pas, comme si, ici l’on avait pas besoin de ça pour exister, alors que peut être en occident le vide de sens, pousse à exprimer davantage sa voie spirituelle aux yeux du monde.

Nous avons été jusqu’au Théâtre Kuanyshbaev, dans le même axe, entourés de grandes tours bleues comme souvent un peu partout, avant de revenir par un grand pont et en longeant le jardin botanique. Nous finirons pas manger dans un petit restau géorgien (très tendance en ce moment un peu partout) : kachapuri, babaganoush et aubergines, raviolis variés, bon et très accessible.


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Arrivée à Astana, Capitale du Kazakhstan


1er octobre 2026

Après un vol low-cost calamiteux, il convenait quand même d’en dire un petit mot avant de parler de la suite. La compagnie Pegasus, qui manifestement, à l’instar d’un de leurs Stewarts ultra condescendant, avait oublié qu’ils accueillaient des humains et pas du bétail (le bétail ne mérite pas ça) avait prévu un vol d’environ 3 heures, puis 5 heures. Probablement car des vols plus longs l’aurait obligé à un service plus soigneux, c’est du moins ce que j’ai supposé avec un peu de cynisme, j’avoue. Bref la compagnie, non contente de fournir des Airbus A321 avec des sièges format low-cost sans place pour les jambes (je fais 1m83 ce n’est pas non plus géant), a fini par nous poser à Istanbul en transit.

Je confesse que c’était un immense soulagement car derrière nous en plus des conditions évoquées, un couple avec deux enfants en bas âge nous ont donné des envies de meurtre tout le trajet. Leur enfants ont passé leur temps à hurler et à taper dans nos sièges, mais le pire comme toujours dans ces cas là c’était bien leurs parents qui après 3 remarques (une fois notre voisin et deux fois de ma part), n’ont pas été capables d’en venir à bout. Honnêtement, un tel degré de nullité parentale, ça donne du crédit à tous les no-childs de la terre ! Vous n’êtes pas capables de faire des enfants ? Par pitié abstenez vous, le monde s’en portera mieux à tous les niveaux, acceptez le destin ! Et puis à quoi bon mettre au monde des enfants : ils vont mourir d’apocalypse climatique, vous n’avez pas les moyens de les sauver, vous ne serez pas capables de les éduquer correctement (à force de pseudos-concepts éducatifs délétères), ils deviendront débiles à force de Tik-Tok et d’Instagram, avec un peu de chance ils finiront même en taule. Sérieusement ! Un peu comme les chiens avec leur maîtres, il est difficile de blâmer les chiens ou les enfants, quand les maîtres et les parents sont justes des incapables… mais trêve de colère. Après avoir un temps envisagé de les traumatiser en leur hurlant soudainement dessus pour leur faire comprendre ce qu’ils faisaient endurer aux autres, ce qui semblait malheureusement loin de leur imaginaire, nous avons rongé notre frein sans violence (notre karma nous en remerciera peut être un jour).

Et pourtant, pour lutter contre ce genre de fléau, l’habitude des voyages nous avait poussé à nous équiper depuis longtemps d’un kit de survie à base de casques « noise-réduction », de bouchons d’oreille etc. mais nous ne pouvions pas lutter contre les coups dans les sièges et les cris à moins d’un mètre de distance.

Heureusement, le deuxième vol s’est passé plus calmement, malgré nos jambes coincées, nous avons géré ça au mieux, sans dormir pour ma part (essayez de faire ça dans un siège low-cost à 3 par rangée, chapeau à ceux qui y arrivent je vous envie😱) puis nous nous sommes finalement posés brutalement à Astana, juste avant le petit matin, délivrés.

Fourbus, nous sommes donc sortis de l’aéroport après un petit face à face silencieux avec l’immigration, avec un record (sans blaguer) d’un seul mot échangé de part et d’autre dans un long silence de 10 minutes : « Istanbul », « Yes ». Difficile de ne pas rire, mais je suis pourtant resté impassible, la fatigue probablement.
Pour fuir les taxis trop insistants, nous avons fini par monter dans un bus au hasard incités par le chauffeur qui ne parlait que kazakh. Nous avons compris que nous ne parviendrions jamais à payer, à cause d’un système de QR code impossible à utiliser pour les étrangers car nécessitant un compte Kazakh. La contrôleuse à d’ailleurs compris ce que le chauffeur savait manifestement déjà, à savoir que nous étions de bonne volonté, elle nous a donc proposé de lui lâcher la grappe (en Kazakh bien entendu) lorsqu’elle a constaté, que malgré nous, le système était de notre côté et nous interdisait de payer. Bref nous avons pris le bus en fraude avec l’assentiment de tout le monde à 6h du matin au soleil levant, la traversée d’Astana n’en a été que meilleure, le voyage n’aurait pu trouver meilleures auspices !

Au bout du chemin nous avons trouvé un hôtel gigantesque (nous l’avions choisi pour le délire) dont nous avons mis probablement une heure à trouver la bonne entrée (sans blagues !). Après avoir demandé à plusieurs mamies Kazakhs, probablement les concierges, nous avons fini par nous retrouver au 22ème étage d’une tour, sans personne. Finalement après plusieurs trajets d’ascenseur et interactions colorées avec les mamies, qui avaient vraiment de bonnes bouilles, une dame fourbue d’une cinquantaine d’années nous a accueillis. Nous avons pu enfin poser nos sacs, et aller non loin de là pour boire un café ma foi délicieux, béats.

Nous avons ensuite été nous balader, toujours sans avoir dormi, histoire de ne pas nous endormir dans un coin avant d’avoir un lit où nous écrouler. Nous avons fait un tour jusqu’à la rivière Ichim, l’avons longée en direction du nord passant près du Capital Circus un théâtre en forme de soucoupe volante, puis du colossal drapeau de la république du Kazakhstan. Nous avons alors contourné le parc central d’Astana en suivant l’Ichim vers l’ouest jusqu’à l’avenue Turan, puis sommes rentrés vers 13h après avoir mangé des ramens, et nous sommes écroulés jusqu’à 18h30. La nuit venue – en ce moment elle tombe avant 18h – nous voilà repartis dans la ville illuminée ou nous irons découvrir le Khan Shatyr, l’Opéra… La ville est folle, tout semble être délires d’architectes et de politiciens mégalomanes, étrange tellement parfois elle semble conçue sans les humains ! Au point que c’est souvent difficile de traverser les routes (encore plus quand elles font entre 7 et 10 voies). Il faut dire que la ville est récente, et n’a été vraiment « finalisée » sous sa forme actuelle qu’après sa proclamation comme capitale en 1998, et les Kazakhs ne manquent pas d’espace. Enfin, après avoir goûté la charcuterie de cheval, du fromage bleu, et un verre de vin blanc, le tout local et très agréable, nous retrouvons le chemin de notre lit et nous en avions besoin.

Le côté froid au sens architectural de la ville n’a apparemment pas du tout entamé le comportement des humains qui sont polis et ceux que nous croisons sont courtois et plutôt avenants lorsqu’on leur demande de l’aide, même si au premier abord ils arborent parfois une mine un peu blasée. Les jeunes d’une trentaine d’années ne parlent pas tous anglais, un soutien de traducteur téléphonique sera souvent bien utile tout de même ;-).

Un rapide point sur la situation financière nous signale que nous sommes un peu au dessus des prévisions, nous essayons de tenir un budget de 40 euros par personne et par jour, histoire de vivre le voyage avec quelque chose comme un smic français.

Le soir nous décidons de nous lever tôt, le lendemain, pour profiter de la ville.

2 octobre 2026

C’est un échec, le réveil sonne peu après 8 heures mais ayant dormi trop peu la veille, nous décidons de rester au lit. Nous partirons finalement vers midi un peu requinqués. Nous nous rendons à la tour Baiterek, et continuons l’esplanade jusqu’au Ak Orda, l’impressionnant palais présidentiel entouré d’un grand parc. Nous tentons de rejoindre le parc en descendant les marches, le coup de sifflet d’un militaire surveillant la zone nous rappelle à l’ordre, on ne se rapproche manifestement pas plus loin du palais présidentiel qui se trouve encore à plus de 300 mètres à vol d’oiseau. Le parc est donc manifestement réservé aux personnes autorisées.

Nous remarquons d’ailleurs qu’un effort particulier a été fait dans la ville pour constituer d’importants espaces verts plantés de millions d’arbres. Franchement c’est une initiative réjouissante, il est très agréable de les traverser le soir, même si en journée les arbres n’ont souvent pas encore atteint une taille suffisamment respectable pour faire beaucoup d’ombre.

Comme Schuiten et Peeters qui ont fantasmé des villes imaginaires on dirait Astana sortie d’une BD, mixage entre l’orient et l’occident, parsemée de mosquées de tailles impressionnantes, une seule chose semble ici être la règle : la démesure. Comme si le terrain de jeu de la steppe Kazakh était si vaste qu’il n’avait opposé aucune résistance et que les architectes avaient pu délirer sans limites. Alors bien sûr tout est un peu de bric et de broc, on sent que tout a été construit très vite, on ne comprend pas trop pourquoi tout peut être absurdement soigné à l’image de ces jardiniers qui éradiquent à la débroussailleuse les plantes poussant entre les pavés et comment d’autres endroits voisins peuvent être tout « destroy ».

Astana compte une ligne de tram aérien assez impressionnante qui renforce encore son aspect futuriste, elle relie l’aéroport et la gare de l’est. De passage à côté d’une station nous en profitons pour nous renseigner : les cartes de paiement occidentales fonctionnent, les bornes automatisées sont claires et traduites. Un agent qui parle très bien anglais nous demande où nous voulons aller. Nous saisissons l’occasion pour lui demander ce qu’il en est avec le bus : c’est bien de voyager gratuit mais on aimerai savoir pourquoi ! Il nous confirme qu’effectivement les étrangers ne peuvent pas le payer ! Seules les cartes locales le permettent, et les chauffeurs ne vendent pas de billets en espèces.

L’absurdité côtoie donc la modernité, comme partout le « numérique » est adopté comme une religion sans réflexion… Jusqu’à ce qu’un pays décide avec bon sens de restaurer ce qui semble logique (la Chine a par exemple décidé d’imposer l’adoption par l’industrie automobile de boutons pour les fonctionnalités importantes, le tactile n’étant pas aussi « safe », ce que tout utilisateur sait depuis le début. Mais qu’il a fallu que des « études » le valident récemment pour qu’il se passe quelque chose).

Forts de ces informations nous parvenons après renseignement d’abord, dans un bar à chicha servant de la bière, puis dans un bureau de change, à trouver un automate pour retirer du cash avec nos cartes VISA et Mastercard… jusque là nous n’avions pas compris ! Aucun distributeur ne le permettait… Et puis ils sont super déconcertants, car souvent équipés de QR codes et de dispositifs de reconnaissance d’empreintes !

Pour info : Ceux de la banque Halyk le permettent sans fioritures, si l’on en trouve pas (les distributeurs sont souvent dans des centres commerciaux, grands et surchauffés), il faut entrer dans une banque pour le faire au guichet.

Nous rentrons donc avec des renseignements, et du liquide qui nous aidera hors de la ville par la suite. Nous marchons jusque vers 18h puis allons manger dans une espèce de cantine locale très peu chère mais très rudimentaire, malgré une foule conséquente sur place. Les brochettes d’agneau sont correctes, le plat traditionnel d’abats et pommes de terre n’est pas cuisiné, on a l’impression qu’ils se sont contentés de bouillir tout ça… c’est ultra décevant. Et, tristesse ! Les raviolis sont un peu froids et collants, probablement juste réchauffés au micro onde à l’arrache, seul le riz est bon. Les légumes ne semblent pas à l’honneur de la nourriture Kazakh, peuple de nomades plutôt éleveurs, à la base, donc pas trop étonnant. On se promet que le lendemain on trouvera mieux, on est probablement pas tombés sur la bonne cuisine.


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Presque partis !


Ça y est cette fois c’est parti, nous avons nos billets pour le Kazakhstan. A moins d’un cas de force majeure, le 30 septembre nous nous envolerons donc pour Astana, la capitale ! S’ensuivra un long périple à travers l’asie centrale : Kirghizistan, Chine, Corée du Sud, Vietnam, Laos. A titre personnel ça fait tant d’années que j’attends ça 😱, ce n’était pas facile de trouver un créneau, ni de se glisser dans les interstices de la géopolitique !

On croise les doigts pour qu’un nouveau conflit majeur ne se déclare pas entre temps nos politiciens ayant une propension extrême à dégénérer (une pensée vers tous les peuples qui en souffrent).

Au départ il y a plus d’un an, j’avais même envisagé de passer par l’Iran, beaucoup de voyageurs m’ayant dit le plus grand bien de son peuple et de sa culture.

Et puis la situation a d’abord empiré avec Israël pour finir dans la récente surenchère que l’on connaît suite aux « errances états-uniennes » (sans parler de celles d’Israël mais nous sommes malheureusement habitués depuis longtemps). Bref autant dire que nous n’avons pas eu d’autre choix que de changer notre fusil d’épaule (pour rester dans le thème), avec une grande tristesse pour les iraniens cela va sans dire.

Pour finir sur l’aspect politique, je vois d’ici certains esprits chagrins qui dirons « ouuiiiii mais l’avion c’est mal mmmmvoyez » je rétorquerai que je m’en préoccupe : une grande partie du trajet sera donc terrienne (promis je vous mets une carte dans cet article dès que j’y arrive… 😤), mais c’est plus par volonté de ralentir que vraiment par conviction écologique. Et si nous étions aussi prompts à dénoncer les choix politiques qui pilotent les vrais sujets écologiques (le nucléaire, les transports, les industries, les GAFAM, l’IA, le capitalisme, l’agro-alimentaire…) qu’un petit voyage, alors nous pourrions en parler et cela serait intéressant ! De mon côté, pour l’instant j’ai une seule vie, et mon bilan carbone restera toujours inférieur à celui d’une famille occidentale avec enfants. Les missiles volent bas en ce moment mais nous somme vivants alors vive la polémique ! Parce que c’est un blog humain, libre et donc le contraire de l’asepsie ! J’espère d’ailleurs que la rubrique « Tribune » générera aussi des polémiques ;-), il paraît d’ailleurs que @caprica est très politiquement correcte (la peur du gouvernement qui siège non loin ?).

Sinon, nous avons dû réfléchir un peu mieux au site web et restructurer l’information : c’est bien beau de réfléchir au fil de l’eau, mais comme tout change on est obligés de refaire ! Comme un développeur qui n’aurait pas réfléchi avant d’écrire son code quoi ! Ainsi dorénavant vous trouverez les belles images de Dragon’s Gaze sur un site professionnel spécifique qui lui appartient, et ici ce sera plus ouvert, une sorte d’expérience, un mélange de textes et d’images en forme de carnet de voyage mais aussi avec des interventions visuelles, sonores ou littéraires.

Bon je sais bien que beaucoup d’entre vous lirons en diagonale : si c’est le cas ce sera déjà super ! Mais même pendant cette phase d’élaboration ou rien n’est trop fixé, où tout évolue tous les jours, mettez un petit commentaire et ça suffira à mon bonheur… je suis quelqu’un de simple ;-).

En tout cas pouvoir publier un contenu à l’arrache est très satisfaisant ! Pour l’instant je ne me fixe pas trop d’objectifs sur ce blog. J’ai peut être juste besoin d’amis 😉 :

Il va falloir être efficace pour avoir des choses intéressantes à poster régulièrement. Une fois parti, j’espère le faire à minima une fois par semaine ! Entre temps je risque bien de me satisfaire d’une agaçante futilité afin de tester un peu tout ce que je peux faire ici…


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